|
Les firmes occidentales envoient relativement peu
d'expatriés dans les PECO, le contrôle seffectuant
par des déplacements et des reportings réguliers.
Environ les trois quarts des dirigeants des filiales sont des expatriés,
mais celles-ci développent en général une stratégie
de remplacement à moyen terme de ces expatriés par
des locaux, dont les salaires sont jusquà quatre fois
inférieurs. La tendance est également au développement
des contrats locaux, moins onéreux, moins contraignants et
plus larges dutilisation pour les employeurs puisquils
ne concernent plus uniquement les fonctions de direction et de haute
expertise technique, comme cest le cas pour les contrats dexpatriation
[8].
Les rémunérations et les avantages
annexes des expatriés, tant du secteur privé que public,
sont considérables, ce qui est difficilement accepté
par le personnel local. Les écarts de salaires sont notables
selon la nationalité des firmes et des expatriés,
les Français étant par exemple sensiblement mieux
payés que leurs homologues belges, ces derniers acceptant
plus facilement que les premiers de sexpatrier.
Les salaires sont versés en monnaie locale,
mais souvent calculés à partir dune base
en devises [9]. La plupart des multinationales offrent des primes
substantielles pour « conditions de vie difficiles »
à leur personnel détaché dans les pays
dEurope orientale et balkanique, afin de rééquilibrer
la demande par rapport aux pays dEurope centrale. Les
rémunérations tiennent également compte
du coût de la vie, qui varie sensiblement entre Budapest
et Bratislava, villes réputées peu chères,
et Varsovie et Moscou,
qui sont parmi les plus chères dEurope pour les
étrangers.
Lorsquil existe des accords fiscaux entre
le pays dorigine et le pays daccueil, les salaires des
expatriés sont taxés localement si plus de 163 jours
de résidence ont été constatés dans
le pays. Nombre de professionnels parlent de « racket »
sur limposition de ces salaires, mais il est parfois possible
dy déroger en usant de statuts particuliers (expert,
détaché dorganisme à but non lucratif
),
qui offrent des conditions dimpositions plus favorables.
--------------------------------------------------------------------------------
[8] En France, le droit commun de lexpatriation
est complexe et mal défini. Cest en général
dans les conventions collectives que lon trouve les règles
applicables. Lexpatriation se distingue des autres formes
de travail à létranger par le changement du
contrat de travail et de régime de sécurité
sociale, alors que la mission nentraîne pas de changement
dans le contrat de travail. Pour le détachement, seul un
avenant au contrat principal régissant les conditions de
travail à létranger est ajouté.
[9] Le cas échéant, cest
le taux de change au marché noir et non le taux de change
officiel qui sert de référence, car ce dernier ne
permet pas une mesure fiable du pouvoir dachat.
|
IMPORTANT !
Cette version de Centreurope.org est présentée à titre d'archive et n'est plus actualisée.
Pour des informations à jour et renouvelées, veuillez consultez nos sites :
|