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Basés sur lancienneté et peu
sur la qualification, les systèmes dévaluation
dans les PECO nécessitent dêtre réformés.
Lexpérience antérieure à 1989 suscite
peu dintérêt pour les firmes, au contraire des
qualifications, notmament celles obtenues après cette date.
De même, les promotions doivent en priorité répondre
à des critères defficacité au travail.
Dans la pratique, les mêmes individus conservent pourtant
les positions clés dans les entreprises, grâce à
lexpérience et aux relations acquises sous le communisme.
Traditionnellement biaisées afin de favoriser
ceux qui partent en retraite ou ceux qui sont en bons termes avec
les évaluateurs, les évaluations inspirent peu confiance
et entraînent une certaine démotivation. M. Maruyama
[3] met également en garde contre le recours aux évaluations
écrites, dans le sens où celles-ci rappellent les
méthodes de la police secrète.
Sous le communisme, les décisions de promotion
étaient basées sur des critères davantage politiques
que de qualification ou de performances. L'obtention de responsabilités
élevées nécessitait au minimum une appartenance
au Parti ou une collaboration avec ses membres. Aujourdhui,
l'évolution de carrière reste opaque et se trouve
rarement formalisée par des grilles. En pratique, les avancements
sont plus couramment offerts aux jeunes diplômés qu'au
personnel ayant de l'expérience, l'expérience antérieure
à 1989 s'avèrant moins utile que les qualifications
acquises après cette date.
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[3] M. Maruyama, Management Reform in Eastern
and Central Europe: use of pre-communist cultures, Alershot, 1993
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