centreurope

Centreeurope.org
Portail est-ouest

 

Les infrastructures de transport

La route

Si en Hongrie l’état des routes est satisfaisant, la situation est déplorable dans des pays tels que l’Albanie, qui envisage pourtant de devenir un corridor de l’Adriatique à la mer Noire, ou même la Bulgarie et la Roumanie, points stratégiques de transit. Les principaux problèmes concernent le sous-équipement en autoroutes et en routes aux normes internationales et la quasi-absence de signalisation dans certains endroits.

Le cas le plus étonnant est celui de la Pologne qui possède 380 000 kilomètres de routes (dont seulement 268 kilomètres d’autoroutes), soit une densité routière soixante-quinze fois inférieure à celle de la Belgique. Sur les routes polonaises, réputées dangereuses [1] et traversant de nombreux villages, se côtoient des piétons saouls, des cyclistes, des charrettes, des tracteurs, des Fiat polonaises qui ne dépassent pas 50 km/h mais également des poids lourds et des voitures puissantes. Alors que la Pologne est le pays où l’augmentation de l’équipement en véhicules est la plus forte en Europe, sa capitale Varsovie reste séparée de l’Ouest par 400 kilomètres de routes étroites et mal entretenues [2]. Dans ces conditions, la congestion des routes est inévitable. Ainsi, lorsque les autorités polonaises ont fermé au mois de juillet 1998 un pont pour le réparer à Gora Kalwaria [3], le reroutage vers Varsovie des poids lourds pour l’Allemagne et la Russie a créé en quelques heures des centaines de kilomètres de bouchon et ralenti le trafic routier de tout le pays.

Le financement d’autoroutes par des capitaux en majorité privés, comme cela a pu être le cas en Hongrie, n’est pas rentable en Pologne et dans la plupart des autres PECO.

Les gouvernements sont confrontés à des problèmes qu’ils jugent plus urgents, tels que les retraites, la santé ou l’éducation. L’UE s’était pourtant engagée à financer à l’horizon 2000 un programme de création de 2 500 kilomètres d’autoroutes en Europe centrale et orientale, notamment des autoroutes à péages. Ceci devrait permettre aux Polonais de construire cent kilomètres par an d’autoroutes pendant quinze ans, notamment dans le cadre de l’autoroute de Berlin à l’Ukraine qui doit être achevée pour 2008.

Les autres voies de communication

Sous le communisme, le rail était le mode de transport le plus développé, pour des raisons à la fois économiques et militaires. Aujourd’hui, les gares sont devenues saturées et peu sures [4], les voies et les équipements obsolètes et non conformes aux normes européennes, les liaisons très lentes et non respectueuses des horaires. La Pologne fait office d’exception avec un réseau de chemin de fer de 25 000 kilomètres de voies de bonne qualité et d’une densité de 7,5 km pour 100 km², avec des connexions pour toutes les grandes villes d’Europe centrale. D’autre part, les projets de modernisation se développent dans les PECO, comme par exemple l’accord en 1998 d’un corridor ferroviaire de Londres à Sopron.

Depuis l’ouverture du canal Rhin-Main-Danube, la navigation fluvio-maritime relie la mer du Nord à la mer Noire. Les principaux ports des PECO se trouvent sur la mer Baltique, qui est l’une des plus fréquentées au monde depuis la Ligue hanséatique du Moyen-Age. Le port de Ventspils en Lettonie a chargé 37,9 millions de tonnes en 2001, mais c’est la Pologne qui est le pays le plus actif dans le domaine avec notamment un terminal charbonnier et pétrolier à Gdansk, un port de traitement des conteneurs à Gdynia et un port de traitement des vracs et pondéreux à Szczecin-Swinoujscie. Les autres ports maritimes importants se trouvent sur la côte de la mer Noire à Constantza (Roumanie), Varna et Bourgas (Bulgarie) et sur la côte adriatique à Rijeka (Croatie) et Koper (Slovénie).

Les possibilités de navigation fluviale sont très différenciées selon les pays : la Hongrie est traversée par quatre grands fleuves navigables avec la Save, la Tisza, le Danube et la Drave ; la Pologne en possède deux moindres avec l’Oder et la Vistule, tandis que la République tchèque ne dispose que de trois cents kilomètres de voies navigables, qui sont saturées. La principale voie d’eau dans les PECO est le Danube, qui traverse toute l’Europe centrale et se jette dans la mer Noire par la Roumanie, ce dernier pays possédant à Galati le plus important port fluvial de la région.

Les aéroports internationaux sont nombreux, mais leurs infra-structures sont inadaptées, le personnel peu fiable et parfois enclin au vol et les délais d’attente en douanes encore prohibitifs. En ce qui concerne le transport combiné (ou multimodal), les financements de l’Union européenne tendent à privilégier ce mode de transport, mais il reste cher en comparaison avec la route et techniquement impraticable pour la plupart des destinations d’Europe orientale et balkanique.

--------------------------------------------------------------------------------

[1] 20 % seulement des routes polonaises sont dans un état convenable. Outre 80 000 blessés, la Pologne a dénombré en 1997, 7 000 accidents mortels pour 10 000 voitures, soit un taux huit fois supérieur à celui de la Grande-Bretagne.

[2] Traditionnellement, les routes vers l’ouest étaient sinueuses et difficilement praticables, ce qui s’expliquait par des raisons stratégiques en cas d’agression qui viendrait de l’Allemagne.

[3] Gora Kalwaria est située sur la principale route est-ouest de Pologne, à 40 kilomètres au sud de Varsovie.

[4] Les risques concernent autant les accidents que les vols et les dommages de marchandises.


IMPORTANT !

Cette version de Centreurope.org est présentée à titre d'archive et n'est plus actualisée.

Pour des informations à jour et renouvelées, veuillez consultez nos sites :

bg Bulgarie.fr
hu Hongrie.fr
drapeau lituanie LaPologne.fr
cz Republiquetcheque.fr
drapeau roumain Roumanie.fr
sk Slovaquie.fr
drapeau lituanie LaRussie.fr
drapeau lituanie LaCroatie.fr
drapeau lituanie Lituanie.fr
slovenie Slovenie.fr
PECO.FR Tous les pays d'Europe centrale et orientale