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Compte tenu des limites des voies de communication
dans les PECO, les points stratégiques du commerce en Europe
centrale et orientale se situent en Allemagne et en Autriche, comme
par exemple à Leipzig ou à Vienne. Divers programmes
européens tels que Phare sont cependant engagés pour
la restructuration du transport et des infrastructures dans les
PECO. Les « Corridors de Crête », déterminés
à titre indicatif lors de la Conférence paneuropéenne
des transports de 1994, puis ceux dHelsinki en 1997 en dessinent
les principales directions probables.
De manière croissante, le transport de
marchandises dans les PECO tend à seffectuer par
route, que ce soit pour les échanges intra-zones ou pour
les échanges avec lEurope de louest [2].
Si ce mode de transport reste plus rapide et plus fiable que
le rail, il ne sest pas aussi nettement imposé
quen Europe de louest. Il subit notamment de lourds
contingentements, fixés par la Commission Européenne
des Transports afin de limiter le dumping des transporteurs
des PECO par rapport aux transporteurs dEurope occidentale.
Par exemple, un nombre minime dautorisations sont accordées
aux transporteurs polonais pour les trajets entre la France
et la Pologne [3], ce qui oblige à recourir aux transporteurs
français, dont les services coûtent environ 30
% plus cher. De même, les autorisations pour la Bulgarie
étant épuisées, les transports doivent
seffectuer par dautres moyens, par exemple par navettes
ferroviaires depuis lAutriche.
La part du chemin de fer dans le transport de
marchandises tend à diminuer, mais elle est reste importante,
notamment en Roumanie et en Slovaquie où elle devance la
route. Bien que minoritaire par rapport aux autres modes de transport,
le transport fluvial est plus répandu quen Europe de
louest. Cest également le cas du transport maritime,
qui constitue même le premier mode de transport des marchandises
en Slovénie et en Croatie. Le fret aérien est encore
peu développé, mais il connaît un essor sous
limpulsion des compagnies aériennes British Airways
et Lufthansa, mais également dopérateurs locaux
tels que Lot et Aeroflot. Enfin, face à la saturation des
voies terrestres et ferroviaires, le transport combiné devrait
en théorie permettre une utilisation optimale des infrastructures
disponibles, mais il est en pratique trop cher et encore rare.
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[2] Selon linstitut
néerlandais NEA, 101 millions de tonnes de marchandises ont
été transportées entre l'Europe de l'est et
l'Europe de l'ouest en 2002. Ce nombre devrait sélever
à 175 millions avant 2005, avec la part du routier passant
de 37 % à 62 %.
[3] Les contingentements
sont notamment liés à des équipements anti-pollution,
que les entreprises dEurope centrale et orientale possèdent
rarement.
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